dimanche 11 juin 2017
Spaces search
Looking among past dreams
A peculiar place
Surrounded by the waters of time
Rippling in her mind
Deep down visions sleep.
lundi 29 mai 2017
When the future comes
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The secret gardens of Seoul's palaces
Intertwined with skyscrapers
competiting with the city's mountains disappearing when the dust wind rises
The lost grand trees of Gwanhamun gil
The translucent subtle glow of the medusa-like fairylights along Chunggyechon canal
The beaming face of the wrinkled hotel's porter
The ice-flaked and red beans hills.
These memories shaped as the native tourist-but-not-born in the metropolis that I am looked at them, for me to see in the future.
lundi 3 avril 2017
William Kentridge's alternative world
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| O Sentimental Machine ( Marian Goodman gallery) |
The South African creator William Kentridge weaves together a theatrical set, political philosophy and silent movies' techniques in his new project O Sentimental Machine.
Trotsky's theories become the subject of a part-surrealist part comic short silent movie in which they are progressively drowned. A type writer, a loudspeaker and a mirror end up taking the lead on this melancholic stage. Kentridge imbues more humanity to these machines than to the portrayed humans swept up by forces surpassing them. A peculiar transdisciplinary experience: this time he does not invite the viewers to refuse time as in his last project but to assist to a re-creation of a lost world.
lundi 20 février 2017
Jazz upon a time
A piece done during my Oxford University creative writing workshop session.
I thought the picture was lost. I knew it had existed at some point but it had become wholly abstract like some vague idea one has or keeps in mind till it becomes unreal. Last time I saw it, it was in a tin box among other photographs. It was before my moving out from the old place. Now it resurfaced sepia colored.
“ Hey man! I know you, haven’t we seen each other before?” It took me some time to realize the guy had been talking to me. He had already disappeared swallowed amid an exhilarated and laughing crowd gathered to listen to the Dave Brubeck quartet. They all went down the stairs leading to the jazz club. It was 1960, I was 19 and it was a summer of first times. First day as a dishwasher in the club’s bar, first visit to my father living in Seattle coming all the way from Korea, first jazz concert. I had found this job hoping to be less of a charge for him during my stay. As I went through the back entrance, walking in the corridor, I perceived, above the hubbub, the warm vibrations of the double bass and the drum which arrested me and kept scintillating on my skin, through my body. Once settled behind the counter, with the sole view of a row of dirty glasses, I could not see a thing of what was happening on the stage. But, as the first swinging blue measures of music played, jeez, jazz had hooked me.
dimanche 25 septembre 2016
A picture
The seagulls land on the sand, hop till they
gather forming a quincunx facing the sea. Their beaks gape but no sound comes
out. The waves mount reaching their feet. A woman in a scarlet raincoat with a
small fluffy white dog approaches. They stay at a distance mindful of the
secret ceremony. A gust of wind endows the birds with tufts and almost lift
them all up to vanish into thick air. I see them through my lens slightly overlooking
my newly found subjects as I stand on a big black rock near the peer. The light
is perfect just after the sun has risen. The seagulls and the woman and her dog
as subjects of my picture? Or the luminescent cloudy sky? I step back to
attempt a capture. Comes then in my scope an elderly man sitting a little below
me. I put my focus on him: his image blurry at first becomes distinct: he is
smiling, a thin mysterious smile. I click.
jeudi 25 août 2016
Mine de rien
Cinquième épisode de ma série estivale.
Je me suis vite ressaisi après son
départ. Dans la place jusque-là déserte, est apparue une vieille dame presque
courbée en deux qui a sorti de son cabas un sac en plastique, a plongé la main
dedans, et a éparpillé des miettes de pain comme un magicien peut semer des
confettis. J’avais entendu parler de ce tour par mes parents, mes congénères
aussi parce qu’une nuée d’entre eux qui se prélassaient dans la fontaine l’a soudain
cernée. Ils se sont mis à picorer comme si leur vie en dépendait, mine de rien,
aurait rajouté ma mère. Je les ai observés un moment absorbés par leur pitance,
se bousculant, se piétinant, se dépêchant pour ne pas rater le moindre morceau.
Ils m’ont fait penser aux pauvres humains fonçant dans le métro. Impossible de
les arrêter, impossible de leur parler. Je les ai laissés entre eux, un dernier
regard sur eux avant de sortir moi aussi de la place. Au bout d’un certain
temps, je me suis engagé dans une série de rues et des ruelles, alternance de forêts
de chaussures et de plaines silencieuses. Lorsque la cloche a sonné 8H, je me
suis engagé dans une rue déserte dont les lampadaires encore allumés lui
donnait un aspect irréel. Je ne savais pas encore quelle vision étrange m’attendait.
lundi 15 août 2016
La place
Quatrième épisode de ma série estivale.
L’homme à l’harmonica avait plongé
dans la foule mais la taille imposante de son crâne et sa chevelure bicolore m'avait d'abord
permis de ne pas le perdre de vue. J’ai continué à avancer au milieu d’encore
plus de pieds trépignants et sautillants autour de moi (Je ne pensais pas que ça
pouvait être possible). J’essayais juste de ne pas me faire écraser. Petit à
petit la forêt de pieds s’est faite plus clairsemée, une paire de chaussures ou
deux de loin en loin. L’homme à l’harmonica, qui avait ensuite presque disparu en se transformant en un point à l’horizon, est redevenu
une silhouette, une figure et enfin des bottines vertes vernies. On était sur une
place avec deux bancs face à face. Il s’est assis sur l’un d'eux et m’a fait signe de
monter le rejoindre.
– Avant de commencer ma journée de
travail, il fallait que je vous parle. Je vous ai vu désemparé tout à l’heure
dans le métro. J’ai l’habitude de regarder autour de moi plutôt que, hem hem,
foncer droit devant moi. Le métro a ses charmes que le commun des mortels ne
perçoit pas. J’ai l’impression, dites-moi si je me trompe, que vous êtes un
nouveau venu dans cette ville, que vous n’y êtes pas encore initié. Moi qui y
habite depuis une quarantaine d’années, la connaît comme loup blanc, je dois
vous mettre en garde contre certaines pratiques, certains lieux. Peut-être ce
que je vais vous dire vous servira-t-il d’avertissement avant que vous entriez
dans le monde. Du fait de mon âge, j’ai vu beaucoup de hem situations humaines
hem différentes. Il faut dire que mon métier m’a également permis de voir bien
du monde. Je suis perruquier. J’en ai vu défiler des têtes et des cheveux.
Réalisez un postiche et vous connaîtrez l’âme de votre client avait l’habitude
de dire mon père. Ah le paternel, il
nous a quitté il y a vingt ans mais ce qu’il m’a légué comme pensées reste
gravé dans ma mémoire. Mais je dois avouer que j’ai beaucoup parlé et l’heure
tourne, vous devez commencer vos aventures et moi partir travailler. Différents
lieux, différentes mœurs… Gardez en mémoire la complexité de la nature humaine.
Certaines personnes mauvaises sont celles-là même qui peuvent vous étonner en
ayant des éclairs de bonté et des gens qui vous paraissent bonnes peuvent
être celles par qui la trahison peut venir. Bonne route jeune être !
Après ce discours qui n’avait pas eu le
temps de m’ennuyer mais qui m’avait laissé
pantois, il s’est levé brusquement du banc et est parti à grandes enjambées
hors de la place. J’ai eu juste le temps
d‘entendre la fin de ses paroles : "devrais déjà être arrivé…"
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